"Le G20 a changé de vitesse. Il a défini un agenda de croissance (...). Les économies du monde vont aller mieux. Notre message est qu’il y a un espoir, qu’existe un plan d’action et qu’il a été approuvé", s’est félicité le premier ministre australien Tony Abbott.undefined

Investissements et mesures de libéralisation pour plus de croissance

En matière de croissance, les pays membres du G20 (90 % de l’économie mondiale) visent une croissance additionnelle d’au moins 2,1 % de leurs PIB cumulés d’ici 2018. Soit un surcroît de richesses de 2 000 milliards de dollars et des millions de créations d’emplois supplémentaires. Cette estimation ne tient pas compte des 300 milliards du plan Juncker en faveur de l’investissement, qui viendra donc s’ajouter à ces 2,1% supplémentaires.

Pour obtenir un tel résultat, des stratégies nationales de croissance devront être mises en place ou précisées. Elles reposent pour l’essentiel sur un effort supplémentaire d’investissements dans les infrastructures mais aussi sur des mesures de facture plus libérale (déréglementation du marché des biens et des services, flexibilité accrue des marchés du travail...).

Un engagement vers plus de transparence fiscale

Le G20 encourage également les progrès réalisés sous l'égide de l'OCDE contre l'optimisation fiscale des multinationales, citant spécifiquement les pratiques du rescrit fiscal, du type de celles utilisées notamment par le Luxembourg et révélées par le scandale Luxleaks, accords passés entre le Luxembourg et plusieurs groupes internationaux permettant à ces derniers de payer in fine moins d'impôt. Ces révélations ont fragilisé le tout récent président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ancien Premier ministre du Grand-duché, soumis depuis à un feu nourri de questions sur sa légitimité aux vues des pratiques fiscales de son pays (révélé par le récent scandale "Luxleaks").

Un paragraphe difficilement arraché sur le climat

Par ailleurs, au terme d'âpres négociations, les pays du G20 sont parvenus à pondre un paragraphe sur le climat dans leur communiqué final. "Nous soutenons une action forte et efficace pour faire face au changement climatique. Nous réaffirmons notre soutien à la mobilisation de moyens financiers pour l'adaptation (des pays victimes des changements climatiques), tel le Fonds vert" des Nations unies. Les pays du G20 travailleront "ensemble pour adopter avec succès un protocole, ou pour convenir d'un résultat juridiquement contraignant selon la CCNUCC (convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques) applicable à toutes les parties" à la conférence sur le climat prévue en 2015 à Paris.

Source: AFP / RTS / Le Monde (Claire Guélaud)

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