Le profit est la différence entre les revenus (prix x quantité vendue) et les charges de fonctionnement (achats de marchandises revendues, salaires, loyer, etc.).

De manière mathématique (et simpliste), l’optimisation du profit revient à maximiser les revenus et minimiser les charges. Pour cela, l’entreprise devra trouver le juste prix, fonction de ceux proposés par la concurrence et de la demande (quantité qui sera achetée à un prix donné). Si une entreprise à peu d’influence sur les dimensions macro-économiques (ressources naturelles, lois, météo, chômage, valeurs personnelles des individus notamment), elle en aura sur des facteurs micro-économiques (en particulier, perception du besoin des ménages, lieux / méthodes de distribution / production, ressources financières, qualité perçue, niveau d’automatisation / formation des employés, prix et qualité des fournitures)... autant d’éléments qui permettront d’établir des prévisions de ventes, mais également de charges, et donc de profit.

L’équilibre - en d’autres termes l’optimum du profit dont nous parlions plus haut - sera trouvé au point d’équilibre (le fameux « juste prix », croisement des courbes de l’offre et de la demande). A noter que ces ce calcul ne doit pas faire oublier des notions liées à la responsabilité sociale (bien-être, création et redistribution des richesses) ou environnementale (empreinte écologique).

Ci-après, un article, publié ce matin sur le site de la RTS.
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Les 1% les plus riches du monde émettent deux fois plus de CO2 que la moitié la plus pauvre de la population, selon un rapport d'Oxfam, qui réclame réclame une "justice sociale et climatique" dans les plans de relance post-Covid. L'ONG s'est penchée sur la période 1990-2015, 25 années pendant lesquelles les émissions mondiales de CO2, responsables du réchauffement d'une planète qui a déjà gagné plus de +1°C depuis l'ère pré-industrielle, ont augmenté de près de 60%.

Selon son analyse, publiée lundi, "les 1% les plus riches de la population (environ 63 millions de personnes) étaient responsables à eux seuls de 15% des émissions cumulées", soit "deux fois plus que la moitié la plus pauvre de la population mondiale". Et les 10% les plus riches de la population mondiale (environ 630 millions de personnes) étaient responsables de 52% des émissions de CO2 cumulées.

"Il est clair que le modèle de croissance économique très émetteur de carbone et très inégalitaire des 20-30 dernières années n'a pas bénéficié à la moitié la plus pauvre de l'humanité", a dénoncé auprès de l'AFP Tim Gore, expert de l'ONG. "C'est une dichotomie fallacieuse (consiste à présenter deux solutions à un problème donné comme si elles étaient les deux seules possibles, alors qu'en réalité, il en existe d'autres) de suggérer que nous devons choisir entre la croissance économique et le climat", a-t-il ajouté.

"La pandémie de COVID-19 fait inévitablement ressortir la nécessité de reconstruire mieux et d'inscrire l'économie mondiale sur une voie plus juste, plus durable et plus résiliente (qui résiste aux chocs)", a réagi dans le rapport l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
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On remarquera par ailleurs qu’avec la signature du traité de Paris le 12 décembre 2015, lors de la COP21 (21e édition), l’Union Européenne (UE) s’est engagée à réduire ses émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) de 40% par rapport à leur niveau de 1990 (objectif commun à toute l'UE) à l’horizon 2030.