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Tesla pourrait faire faillite cette année

Source: TDG

undefinedTesla serait-il au bord de la faillite? C'est ce qu'a laissé récemment entendre dans un courrier John Thompson, le directeur des investissements du fonds spéculatif Vilas Capital Management. L'homme (qui a parié la débâcle Tesla...) a estimé que le constructeur automobile haut de gamme pourrait s'écrouler dans les six mois à venir, rapportent plusieurs médias américains et francophones.

Le groupe a en effet connu ces deux derniers jours à la bourse américaine sa plus forte chute en une année. Le titre a perdu 7.7% mercredi, après avoir déjà perdu 8.2% la veille. En deux jours, près de 8 milliards de dollars de capitalisation boursière sont partis en fumée. "Wall Street commence à réaliser que Tesla est mal gérée et va faire face à de sérieux obstacles financiers dans les deux prochaines années", estiment les analystes de TheStreet.com.

Des propos qui confortent donc l'opinion de John Thompson qui a calculé que Tesla aurait besoin de 8 milliards de dollars dans les huit mois à venir pour renflouer ses caisses et ses dettes qui arrivent à échéance. Or, selon le Wall Street Journal, le groupe détenait 3.4 milliards de dollars fin 2017 mais il dépense 1 milliard de dollars par trimestre. A ce rythme, les caisses seront donc bientôt vides.

Les analystes s'accordent à dire que Tesla connaît de sérieux problèmes de liquidités. Ceci en raison notamment des problèmes de production du Model 3, son nouveau véhicule d'entrée de gamme censé lui ouvrir la voie de la production de masse. Le groupe californien s'est fixé des objectifs de production qu'il a dû revoir nettement à la baisse en raison de "goulets d'étranglement".

Nombreux doutes

Fondée en 2003, Tesla s'est imposé dans le paysage automobile avec des technologies électriques et semi-autonomes mais son horizon est assombri par de nombreuses interrogations.

Le NTSB, le régulateur des transports américain, a ouvert mardi une enquête à la suite d'un accident mortel impliquant un véhicule Tesla dans la ville de Mountain View en Californie le 23 mars. En 2016, un automobiliste américain avait déjà trouvé la mort alors qu'il conduisait une berline Model S de Tesla équipée d'Autopilot.

Concurrence

Tesla doit en outre désormais composer avec la concurrence de Porsche et Jaguar, deux fleurons de l'automobile mondiale, qui ont décidé de plonger dans le grand bain de la mobilité électrique. Porsche promet de commercialiser dès 2019 sa Mission E, une berline électrique rivale de la Model S de Tesla, dans le cadre d'un plan d'investissement de 7,4 milliards de dollars destiné à électrifier d'ici 2022 un tiers des modèles de la marque allemande.

Le constructeur Jaguar, qui appartient à l'indien Tata, va pour sa part s'allier à Waymo pour développer une version entièrement autonome de l'I-PACE, son nouveau modèle haut-de-gamme de voiture électrique.

Une biographie sur Elon Musk révèle les secrets de ses recrutements

Travailler pour SpaceX ou Tesla fait certainement rêver beaucoup de monde. Comment se faire engager par Elon Musk ? Une biographie (Elon Musk, "L’entrepreneur qui va changer le monde" aux éditions Eyrolles) explique notamment comment il recrute.

Pour changer le monde, pour le façonner comme il l’imagine, il veut s’entourer des meilleurs. C’est pour cette raison que le processus d’embauche est un peu particulier. "Le modèle de recrutement de SpaceX est sensible aux notes excellentes obtenues dans des écoles excellentes. Mais la société cherche surtout à détecter des ingénieurs qui ont démontré des traits de personnalité particulier au cours de leur vie. Ses recruteurs recherchent par exemple des gens qui ont brillé dans des concours de réalisation de robots ou qui ont construit des voitures de course originales", rapporte par exemple Dolly Singh, une ancienne responsable du recrutement. Elle explique aussi qu’"il s’agit de trouver des personnalités passionnées, capables de bien travailler en équipe et qui ont une expérience pratique du travail du métal. Même si ton travail consiste à écrire du code, tu dois comprendre comment fonctionne la mécanique".

Le recrutement s’effectue en partie par un chasseur de tête, mais aussi par des techniques moins conventionnelles. Les ingénieurs étaient découverts en épluchant les articles des revues scientifiques, en assistant à des congrès et ses expositions, etc. "Les recruteurs remettaient des enveloppes contenant une invitation pour une première rencontre dans un bar ou un restaurant des environs. Les candidats qui s’y rendaient découvraient qu’ils faisaient partie d’une poignée d’élus parmi les participants au congrès", raconte-t-elle. Ce n’est qu’à ce moment que le véritable concours d’entrée commençait.

"SpaceX soumet ses recrues potentielles à un feu roulant d’entretiens et de tests. Certains entretiens sont d’aimables conversations où l’on se découvre mutuellement. D’autres sont remplis d’épreuves parfois difficiles. Les interrogatoires les plus rigoureux sont en général réservés aux ingénieurs, mais gestionnaires et commerciaux sont aussi mis à rude épreuve. Les programmeurs qui s’attendent à passer par des épreuves classiques ont un réveil pénible."

Pour travailler chez SpaceX, rien de simple. Habituellement, un programmeur fait face à un problème nécessitant quelques dizaines de lignes de code. Pour travailler pour Elon Musk, l’exercice en exige au minimum 500 lignes !

Après toutes les épreuves, la dernière consiste à rédiger une lettre de motivation à Elon Musk pour lui expliquer ses motivations à vouloir travailler pour lui. Ce n’est qu’après cette dernière étape que l’on pourrait être éventuellement embauché. À l’occasion d'une rencontre avec Elon Musk, il a pour habitude de poser la devinette suivante : "Vous êtes sur la surface de la Terre. Vous marchez un kilomètre au vers le sud, un kilomètre vers l’ouest et un kilomètre vers le nord. Vous vous retrouvez exactement au point de départ. Où êtes-vous ?" La réponse est évidente pour beaucoup de personnes : au pôle Nord. En fait, le PDG met alors en évidence qu’il existe une seconde bonne réponse, quelque part vers le pôle Sud. Ce point se situe là où, si vous marchez un kilomètre vers le sud, la circonférence de la Terre se réduit à un kilomètre.

En fait, Dolly Singh explique que beaucoup craquent au bout de quelques semaines, que les semaines de 90 heures ou la brusquerie du boss ne sont pas faciles à supporter. Pourtant, "parmi les personnes rencontrées pour la rédaction de ce livre, beaucoup critiquent les horaires de travail, la brusquerie de Musk, ses exigences parfois ridicules. Presque toutes cependant, même celles licenciées, lui rendent hommage et le décrivent en des termes habituellement réservés aux superhéros ou aux divinités". En clair, il faut mériter de travailler pour Elon Musk, ce n’est pas à la portée de n’importe qui.

Source: linformatique.org

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