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Le boom économique sans précédent de Plan-les-Ouates

Source: RTS

Avec ses 62 hectares, ses 550 entreprises et ses 12'000 emplois, la zone industrielle de Plan-les-Ouates (ZIPLO) est la seconde plus grosse zone d'activités du canton de Genève, après le secteur de Praille-Acacias-Vernet (PAV).

La ZIPLO concentre les plus gros chantiers privés de la région lémanique, avec 300'000 m2 de surface brute de plancher en cours de construction, soit l'équivalent de 43 terrains de football. D'ici trois ans, toutes les parcelles seront complètement bâties.

Parmi les chantiers, celui de l'Espace Tourbillon, un complexe de cinq bâtiments sur sept étages avec une gare souterraine pour les poids-lourds. L'horloger Patek Philippe a, quant à lui, investi 500 millions de francs dans un nouvel édifice.

Il y aussi le projet de L'Atelier, d'un montant de 170 millions. Cet immeuble, qui vient juste d'être livré, est destiné aux artisans et aux petites entreprises, qui devront bientôt quitter le centre-ville de Genève en pleine reconversion.

Une situation idéale

Née dans les années 1980, la ZIPLO accueille depuis 1991 la Fondation genevoise pour l'innovation technologique (FONGIT), premier incubateur d’entreprises de Suisse, qui héberge désormais plus de 60 start-ups.

Au début des années 2000, la zone industrielle a connu un véritable boom avec l’arrivée de grands groupes horlogers. Rolex, en particulier, y emploierait maintenant plus de 1500 personnes.

Pour Yves Pernette, PDG du groupe de promotion Concordo, "cette zone est idéalement située, puisqu'elle est proche de l’autoroute de contournement et du centre-ville." L'environnement y serait également "agréable" pour les travailleurs, selon le promoteur.

Autre atout moins affiché, la proximité avec la frontière française, à seulement deux kilomètres. La proportion d'employés frontaliers dépasserait les 50% dans la zone industrielle de Plan-les-Ouates, selon des comptages recueillis par la RTS.

Les quatre plus gros immeubles en construction: Patek Philippe 110'000 m2, Espace Tourbillon 95'000 m2, L’Atelier 45'000 m2, Stellar 32 35'000 m2, Campus Innovation 31'000 m2.

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Plus de travailleurs que d'habitants

La zone fait aujourd’hui travailler plus de 12'000 personnes, ce qui représente plus que le nombre d’habitants de la commune, à savoir 10'700 individus. Les entreprises et aménageurs tablent sur 3000 à 6000 emplois supplémentaires d'ici 5 à 10 ans.

Mais le manque de logements se fait durement sentir. La commune et le canton de Genève ont donc lancé d’importants projets. Un tout nouveau quartier d’habitation doit voir le jour. La zone des Cherpines accueillera 10'000 habitants à terme. Deux cents premiers logements doivent être livrés en 2021.

Pour réduire les gros embouteillages dans la zone, l’arrivée du tramway est également prévue. La ligne 15 des Transports publics genevois (TPG) sera prochainement prolongée jusqu’à Plan-les-Ouates. Le canton et la commune comptent aussi sur la mise en service en 2019 du vaste contournement ferroviaire de l’agglomération genevoise (CEVA).

Les plus gros employeurs de la ZIPLO: Rolex (1'500 employés), Patek Philippe (1'500 employés), L'entreprise de nettoyage Dosim, Le groupe Richemont, Piaget, Ralph Lauren.

26 millions de recettes fiscales

Le développement de la commune ne ravit pas tous les habitants. Marie-Thérèse Deletraz, de l'association La Mémoire de Plan-les-Ouates, regrette le manque de convivialité dans la ville.

"Quand on pense qu'on est une ville, et quand on voit le peu de monde qui participe aux fêtes de la commune, c’est presque désolant", remarque-t-elle.

Plan-les-Ouates profite pourtant largement du boom économique en cours. En 2017, la commune a perçu quelque 26 millions de francs de recettes fiscales liées à la présence des entreprises sur son territoire, dont 10 millions au seul titre de la taxe professionnelle.

De quoi financer une offre culturelle et sportive riche, mais aussi de nombreux espaces verts et parcs.

LinkedIn se met aux vidéos

Source: Le Temps

undefinedFacebook, Twitter, Instagram, Snapchat ou encore Pinterest… LinkedIn a beau avoir été créé en 2003, ce réseau social destiné aux professionnels vit dans l’ombre de ces services davantage médiatisés. Mais, dans la nuit de mardi à mercredi, il s’est donné un coup de jeune en permettant à ses utilisateurs de publier des vidéos. Microsoft, qui avait déboursé 26,4 milliards de dollars (25,6 milliards de francs) en été 2016 pour l’acquérir, veut ainsi faire fructifier une filiale qui perd toujours de l’argent.

Concrètement, une nouvelle icône apparaîtra au sein de l’application LinkedIn dans les prochains jours, permettant soit de partager une vidéo déjà présente dans son smartphone, soit de diffuser une vidéo en direct. L’utilisateur pourra ensuite partager sa publication avec ses contacts, qui pourront la commenter. Exactement comme sur les autres réseaux sociaux. LinkedIn avait déjà testé cette fonction auprès d’une sélection d’internautes depuis le début de l’année.

CV en vidéo?

Dans sa présentation, le réseau social mentionne plusieurs exemples d’utilisation. Une responsable de la société américaine Select Equipment, spécialisée dans les chariots élévateurs, fait la promotion de ses machines. Un concepteur d’environnements d’animation pour les studios américains Illumination partage sa façon d’esquisser ses décors. Une entreprise à la recherche de nouveaux employés pourrait aussi proposer une vidéo de présentation de ses locaux. Ou des personnes en quête d’emploi pourraient publier un CV sous forme de petit clip. Mais tout cela ne convainc pas le site spécialisé Engadget, pour qui "vous allez sur LinkedIn pour mettre à jour votre CV, accepter des connexions, voir ce que deviennent vos anciens collègues. Ensuite vous vous déconnectez, vous l’oubliez, jusqu’à ce que vous receviez un e-mail de LinkedIn pour vérifier de nouveau vos notifications…"

Pas de synergie avec Skype

Mais le réseau social pourrait aussi lier cette nouvelle fonctionnalité à des compétences de sociétés récemment acquises. Comme le relevait le site Techcrunch, LinkedIn avait déboursé 1,5 milliard de dollars, en 2015, pour racheter le service Lynda, spécialisé dans les cours en ligne. La vidéo pourrait aussi permettre des échanges directs entre recruteurs et demandeurs d’emploi. Mais, comme le note Techcrunch, jusqu’à présent il n’y a eu aucune synergie entre LinkedIn et Skype, le service d’appels via Internet acquis par Microsoft pour 8,5 milliards de dollars en 2011.

Aujourd’hui, LinkedIn compte plus de 500 millions d’utilisateurs – c’est le dernier chiffre communiqué par Microsoft, en avril dernier, sans préciser si ces internautes se connectaient une fois par jour, semaine ou mois. Selon la société de recherche américaine Apptopia, le nombre d’utilisateurs mensuels – mesure couramment utilisée – serait d’un peu plus de 250 millions. Et selon LinkedIn, plus de 10 millions d’offres d’emploi seraient publiées sur le réseau et 9 millions d’entreprises y auraient un profil.

Réseau déficitaire

Malgré sa position dominante sur le marché des réseaux sociaux professionnels, LinkedIn perd de l’argent. Lors de la publication de ses derniers résultats trimestriels, en juillet, Microsoft avait indiqué que sa filiale avait contribué pour 1,1 milliard de dollars à son chiffre d’affaires (sur un total de 23,3 milliards), mais que la perte d’exploitation de LinkedIn s’était élevée à 361 millions de dollars (Microsoft a affiché dans l'ensemble un bénéfice de 6,5 milliards de dollars).

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